L’immobilier en 2020 : Bilan d’une année inédite

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19/01/2021
Prospection immobilière

 

Alors que l’année 2020 vient à peine de se conclure, il est temps de dresser le bilan de cette année particulière en tout point de vue et de se projeter sur l’année 2021 !

2020 : Une année inédite

L’année 2020, marquée bien sûr par la pandémie et les confinements, n’a pas épargné les agents immobiliers. Entre la fermeture forcée des agences lors du premier confinement, l’interdiction des visites lors du second, puis le nouveau protocole sanitaire à mettre en place, les professionnels de l’immobilier ont dû faire preuve de persévérance pour poursuivre leur activité !

Si la première vague a donné de l’espoir aux acteurs du marché immobilier, le second confinement a mis fin à cette vague d’optimisme. La conjoncture économique, les risques sur l’emploi et les revenus et de manière générale, l’incertitude sur l’avenir proche comme à plus long terme, ont bousculé les rêves immobiliers des français.

Les prix ont globalement augmenté en 2020

Pendant le premier confinement, la hausse des prix immobiliers a ralenti, mais les prix n’ont pas baissé et dès la fin du confinement, la hausse a repris. À tel point que, contre toute attente, les prix immobiliers ont même continué d’augmenter dans les villes françaises de plus de 100.000 habitants. 

En mars, avec le premier confinement, le nombre de transactions immobilières s’est effondré. À la sortie de ce premier confinement, la reprise de l’activité s’est traduite par un rebond exceptionnel des ventes qui ont progressé de 460% entre avril et juillet. Pour autant, ce rebond n’a pas été suffisant pour rattraper la perte d’activité subie pendant le confinement. Ainsi, à fin septembre, l’activité a accusé un recul de 14% par rapport à 2019.

Selon le baromètre immobilier LPI-SeLoger, l’année 2020 s’est achevée sur une hausse des prix immobiliers de 6.5%, après une hausse de + 4.8% en 2019 et de + 3.4% en 2018. Pourtant, l’année 2020 a été particulière, marquée notamment par deux confinements et le resserrement des conditions d’accès au crédit.

De nouveaux moyens de travailler pour faire face 

Un paramètre a permis de limiter la casse : le maintien d’une activité immobilière à distance. En effet, pour faire face, les agents immobiliers se sont massivement tournés vers la digitalisation de leurs visites, avec notamment la visite virtuelle et/ou la visite à distance.

Si les visites virtuelles à distance ne remplacent pas les visites physiques, elles ont permis aux agents immobiliers de maintenir une partie de leur activité et de poursuivre la réalisation de projets entamés avant le confinement ou d’anticiper le retour à la normale.  Il en va de même pour la signature électronique des documents juridiques, aussi bien pour les agences immobilières que notariales.

Encore trop tôt pour voir l’impact sur 2021

Avec le déclenchement de la pandémie de la Covid-19, l’économie française a connu la pire récession depuis 1945. Et le taux du chômage qui avait commencé à reculer, à rebondi à plus de 10 % de la population active.

Mais les experts s’accordent pour dire qu’il est encore trop tôt pour tirer de réelles conclusions sur l’impact de la crise sanitaire sur le marché immobilier : 2021 et en particulier le second trimestre diront si oui ou non, le marché immobilier français a résisté à l’épidémie !

Après l’accélération de la hausse des prix en 2020, un ralentissement est attendu en 2021 : leur évolution devrait se situer entre 3 % et 4 % sur l’année.

L’après-Covid va-t-il être le témoin de nouvelles tendances dans le monde immobilier ? Le télétravail va-t-il se généraliser au point que les français ne rechercheront plus des biens à proximité de leur travail ? Le marché de la résidence secondaire va-t-il se renforcer comme on peut l’entendre ?

2021 sera l’année de toutes les espérances !