ZAER : définition, loi APER et cartographie des zones

ZAER, ZAEnR, loi APER... ces sigles se multiplient, mais que signifient-ils vraiment pour vos projets d'énergies renouvelables ? On vous explique tout, simplement.
zones d'accélérations des énergies renouvelables : définition, loi, cartographie des zones

Sommaire

ZAER définition : qu’est ce qu’une zone d’accélération d’énergies renouvelables ? 

Une ZAER (Zone d’accélération d’énergies renouvelables) désigne un secteur géographique identifié par une commune comme prioritaire et préférentiel pour l’implantation de projets de production d’énergies vertes.

ZAEnR et loi APER : quel est le lien ?

La loi APER (Accélération de la Production d’Énergies Renouvelables) du 10 mars 2023 crée les ZAEnR. Ce texte législatif place les communes au cœur de la stratégie énergétique nationale. Chaque conseil municipal doit désormais identifier des zones propices au développement des énergies renouvelables sur son territoire. Cette planification territoriale vise à rattraper le retard de la France en matière de transition énergétique.

Le dispositif repose sur une approche ascendante. Les élus locaux définissent ces zones d’accélération en fonction de la réalité de leur terrain. Ils utilisent pour cela le portail cartographique des énergies renouvelables. Ce portail fournit un accès aux données géographiques essentielles pour l’implantation. La loi prévoit aussi une concertation des habitants avant toute délibération officielle.

Pour un porteur de projet, s’installer dans une ZAEnR offre des avantages financiers. Les procédures administratives deviennent plus simples et les délais d’instruction raccourcissent. Ces zones ne sont pas exclusives, mais elles signalent une forte volonté politique locale. Elles permettent ainsi de sécuriser le déploiement des énergies renouvelables tout en respectant les enjeux de planification régionale.

Quels sont les différents types d’énergies renouvelables ? 

Les ZAER couvrent six grandes filières énergétiques, définies par le Code de l’énergie. Chaque type d’installation correspond à un potentiel foncier distinct :

  • Le photovoltaïque (au sol ou en toiture) : la filière la plus répandue dans les ZAER françaises
  • L’éolien terrestre : nécessite de grandes parcelles dégagées, loin des zones urbanisées
  • Le solaire thermique : adapté aux bâtiments industriels ou tertiaires
  • La géothermie : dépend directement de la géologie locale
  • Le bois-énergie (biomasse) : valorise les territoires forestiers
  • Le biogaz : s’appuie sur des sites agricoles ou des friches industrielles

Pour un acteur BtoB, chaque filière ouvre des opportunités foncières différentes. Identifier rapidement le bon type d’actif selon la filière ciblée représente un avantage compétitif réel sur votre marché.

Qu’est-ce que la loi d’accélération de la production des énergies renouvelables ? 

La loi APER 2024 : ce qui a changé 

Le décret du 13 novembre 2024 a marqué un tournant. Il fixe les nouvelles obligations concrètes pour les parkings extérieurs de plus de 1 500 m².

Les entreprises de plus de 250 salariés devaient présenter, avant le 10 mars 2025, un plan de valorisation de leur foncier. Ce document recense toutes les surfaces mobilisables pour du photovoltaïque : toitures, parkings, friches, terrains.

Depuis le 1er juillet 2026, les parcs de stationnement extérieurs de plus de 10 000 m² doivent couvrir au moins la moitié de leur surface en ombrières photovoltaïques. Pour les acteurs BtoB, cette contrainte réglementaire redéfinit directement la valeur de certains actifs.

Les documents d’urbanisme doivent désormais intégrer la cartographie des zones d’accélération à l’échelle départementale. Telescop vous permet d’identifier rapidement les parcelles concernées et d’anticiper ces nouvelles contraintes réglementaires dans vos analyses foncières.

Qui est concerné par la loi APER ? 

La loi APER cible plusieurs catégories d’acteurs bien précises. Les propriétaires et exploitants de bâtiments tertiaires de plus de 500 m² d’emprise au sol sont directement visés. Cela inclut les entreprises commerciales, les bailleurs sociaux, les gestionnaires de patrimoine et les acteurs publics.

Les collectivités territoriales jouent un rôle central dans la définition des ZAEnR sur l’ensemble du territoire national. Elles travaillent en lien avec un référent préfectoral et le comité régional de l’énergie pour valider la cartographie des zones.

Les entreprises de plus de 250 salariés, publiques ou privées, devaient soumettre un plan de valorisation foncière avant mars 2025. Les gestionnaires de parcs de stationnement extérieurs de plus de 1 500 m² sont également soumis à des obligations d’ombrières photovoltaïques. Promoteurs, investisseurs et propriétaires d’entrepôts entrent donc pleinement dans le périmètre réglementaire.

Portail cartographique des énergies renouvelables : comment consulter les zones ? 

Portail cartographique ZAER : mode d’emploi 

Le portail national est accessible sur planification.climat-energie.gouv.fr. Une connexion avec identifiants est obligatoire pour agir sur les données. Sans authentification, vous consultez les zones déjà publiées en mode lecture seule.

Une fois connecté, rendez-vous sur l’onglet « suivi des ZAER ». Vous visualisez instantanément les zones saisies par commune, filière par filière. Chaque polygone dessiné porte des attributs standardisés : filière, sous-filière, puissance estimée.

Pour identifier le potentiel d’énergies renouvelables sur un secteur précis, superposez les couches cartographiques disponibles. Croisez ensuite ces données avec les informations foncières de Telescop. Vous qualifiez ainsi chaque parcelle bien plus rapidement qu’avec une recherche manuelle.

L’export au format GeoJSON reste possible pour intégrer les zones dans vos propres outils d’analyse.

ZAEnR cartographie : lire une carte communale 

Une carte communale délimite deux types de secteurs : les zones constructibles et les zones d’exclusion où toute implantation est interdite. Pour un professionnel BtoB, repérer rapidement ces périmètres fait gagner un temps précieux avant toute analyse foncière.

Concrètement, les ZAEnR s’affichent sous forme d’aplats colorés selon la filière : jaune pour le solaire photovoltaïque, bleu pour l’éolien. Cette identification de zones par couleur permet de qualifier d’un coup d’œil le potentiel d’une parcelle.

Attention : la carte communale ne comporte pas de règlement écrit. C’est le Règlement National d’Urbanisme qui complète les documents graphiques. Vérifiez donc systématiquement les servitudes d’utilité publique en annexe, notamment la proximité de monuments historiques ou de périmètres de protection.

Telescop centralise ces données foncières et les croise avec le cadastre pour accélérer votre analyse d’actifs.

Carte potentiel géothermique et plan géothermie : le cas particulier de la géothermie 

Plan géothermie : où en est-on ? 

Le gouvernement a lancé son plan d’action géothermie le 2 février 2023, avec un objectif clair : multiplier par quatre la production de chaleur géothermique d’ici 2035.

La Programmation Pluriannuelle de l’Énergie fixe des cibles précises : 10 TWh de géothermie de surface en 2030, puis 15 à 18 TWh en 2035. La géothermie profonde vise quant à elle 6 à 10 TWh sur la même période.

Malgré ces ambitions, l’absence d’obligation réglementaire stricte freine encore les porteurs de projets. En juillet 2024, seulement un tiers des communes avaient transmis leurs zones d’accélération, dont une part significative concerne la géothermie.

Pour un acteur BtoB, identifier les parcelles situées dans ces zones représente un avantage concret. Telescop vous permet de croiser ces données avec le PLU et les informations propriétaires pour qualifier vos opportunités foncières en quelques clics.

Délibération zone d’accélération des énergies renouvelables : comment une commune valide sa carte

La procédure repose sur trois délibérations successives du conseil municipal. La première valide l’identification des zones et charge le maire de les transmettre au référent préfectoral unique.

Le référent présente ensuite ces zones lors d’une conférence départementale. Le comité régional de l’énergie émet alors un avis sur leur cohérence avec les objectifs régionaux.

Si les zones sont jugées suffisantes, une deuxième délibération donne un avis conforme sur la cartographie départementale. Une troisième délibération reste possible pour valider des zones complémentaires en cas d’avis négatif.

Concrètement, une commune qui n’identifie aucune zone doit quand même délibérer. Les services de l’État exigent cette formalité pour attester que la commune a bien réalisé l’exercice.

Pour un professionnel BtoB, anticiper ces procédures de modification permet de repérer les territoires en cours de validation et d’agir avant que les opportunités foncières ne soient fléchées par d’autres porteurs de projets.

Loi APER photovoltaïque : parkings et bâtiments existants, deux obligations à connaître

Loi APER parking : ce que dit le texte

La loi APER impose progressivement l’ombrage et la production de l’énergie renouvelable sur les grands parkings extérieurs. . Selon la taille du parking, deux seuils s’appliquent : 1 500 m² pour l’obligation de base, et 10 000 m² pour le seuil renforcé à 50 %. Pour les parkings concernés, cela passe en pratique par des ombrières photovoltaïques couvrant au moins 50% de la surface. 

Loi APER bâtiment existant : les obligations pour l’existant 

Pour les bâtiments, la loi APER renforce l’obligation de solariser ou végétaliser les toitures lors d’une construction, d’une extension ou d’une rénovation lourde. À compter du 1er juillet 2026, la couverture minimale passe à 40% de la toiture concernée, puis à 50% le 1er juillet 2027.

Une ZAER, et après ? Ce qu’elle ne garantit pas

Être situé en ZAER n’ouvre pas automatiquement le droit à construire. L’autorisation reste soumise aux règles d’urbanisme classiques : PLU, servitudes d’utilité publique, études d’impact environnemental.

Un projet inscrit en zone d’accélération peut très bien être refusé. À l’inverse, un projet hors ZAER reste autorisable, mais il devra passer par un comité de projet obligatoire, ce qui allonge les délais de mise en œuvre.

Les ZAER n’imposent rien aux propriétaires fonciers non plus. Aucune obligation de réaliser un projet ne pèse sur eux. Pour un développeur, cela signifie que la négociation foncière reste entière, même sur une parcelle en zone prioritaire.

La valeur d’une ZAER réside dans la possibilité d’accéder à des procédures accélérées et à des mécanismes financiers incitatifs. Pas dans une garantie d’accueil dans le réseau ou d’obtention d’un appel d’offres favorable.

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