L’immobilier : un placement solide malgré la crise sanitaire

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22/02/2021
Marché de l'immobilier

La place de l’immobilier face à la crise sanitaire

La Covid-19 ne remet pas en cause les grandes tendances du secteur : croissance des grandes métropoles, attrait pour les centres-villes et les nœuds de transport où la demande est supérieure à l’offre… Mais la période demande un approfondissement stratégique des relations bailleurs-locataires. 

La pandémie a rebattu les cartes autour du mode de vie des citadins. Le télétravail a développé un désintérêt pour les logements des grandes villes, au profit des maisons de campagne avec jardin. De plus, ce déplacement de la demande va contribuer à accentuer la pression sur les prix autour des métropoles. En juin, le prix au mètre carré à Pessac enregistre une hausse de 14,9% en 1 an. Les prix ont également augmenté à Grasse et à Mulhouse malgré la crise sanitaire. Cependant, pour un bon nombre de personnes, cet exode rural est difficilement réalisable, notamment pour des raisons professionnelles et/ou personnelles . 

En effet, le télétravail ne devrait pas dépasser deux jours par semaine, car il a une répercussion sur la rentabilité de l’immobilier de bureau, et, sur le long terme sur la vie de famille. La crise ouvre donc une réflexion, sur une meilleure façon d’utiliser l’espace, mais les français restent malgré tout attachés à leur lieu de travail et aux interactions sociales.

L’évolution des prix 

La visibilité sur les prix est très faible durant cette période, car il n’est possible de mesurer l’évolution qui se matérialise, qu’en présence de transactions. Cependant, peu de transactions ont été réalisées pendant la période de confinement, en partie à cause de l’interdiction des visites et des audits techniques. De plus, toutes les acquisitions et les promesses de vente qui se sont conclues durant cette période, ne seront réalisées et entérinées que trois mois plus tard. Un nouveau problème en matière de transparence et d’efficience du marché émerge. 

Une crise est souvent synonyme de baisse des prix. Mais celle-ci restera faible, car les grandes métropoles sont marquées par une pénurie de biens et une forte demande. Les pouvoirs publics veulent augmenter l’offre disponible avec prudence. L’immobilier résidentiel, qui est un produit rare, résiste mieux et plus longtemps que les autres classes d’actifs. La crise sanitaire n’aura pas empêché les prix des logements d’augmenter de 5,4% en l’espace de 6 mois. En janvier dernier, devenir propriétaire d’un logement en France coûtait 3 414 €/m2, alors que six mois plus tard le prix du mètre carré grimpait à 3 601 € (selon les données récoltées par le baromètre LPI-SeLoger).


Trois conseils à prendre en compte depuis la crise sanitaire : 

  1. Accordez une plus grande attention à vos clients-locataires et interagissez avec eux. 
  2. Les locataires vous seront reconnaissants des gestes que vous pourrez leur accorder. 
  3. C’est l’occasion de refonder les relations bailleurs-locataires à long terme dans l’intérêt de nos clients-investisseurs. 

“Quand le bâtiment va, tout va », l’immobilier reste solide malgré la crise sanitaire. Les prix des logements continuent d’augmenter alors que la Bourse a dévissé et que des emplois ont été détruits. L’immobilier est un placement privilégié, et un indicateur fondamental persiste : la confiance des acquéreurs et des vendeurs.