Le manque de logements neufs et l’offre pléthorique de bureaux en France

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06/04/2021
Prospection immobilière

D’après Norbert Franchon, le président du directoire du Groupe Gambetta, la transformation de bureaux en logements écarte les pouvoirs publics du problème : la pénurie de logements neufs.

Cette dernière pousse certains acteurs de l’immobilier à donner un nouveau souffle à la transformation de locaux tertiaires vacants en immeubles d’habitation.
Le ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, Emmanuel Wargon a constitué une nouvelle feuille de route afin de “limiter l’étalement urbain”, “de soutenir une offre suffisante”, “de préparer la résilience des villes” et “de prévenir la crise climatique”.
Une nouvelle solution d’épargne est mise en place, pour reconvertir 180 000 mètres carrés d’actifs tertiaires vacants en 4 000 logements, portée par quatre assureurs.
On constate que les initiatives se multiplient pour résoudre le problème actuel : Réinventer Paris. Cependant une question se pose : que restera-t-il de ce qui est présenté à tort comme une partie de l’avenir de la politique du logement ?

Les métropoles concentrent les biens rares

Les conditions juridiques, économiques et sociales pour lever les contraintes techniques et administratives d’une conversion de bureaux de quartier d’affaires en logements, ne sont pas encore élaborées. En effet, les coûts de la mise aux normes et de la rénovation sont très importants. De plus, ce changement de destinataire, des bureaux vacants n’est pas la réponse à tous les problèmes.
La crise sanitaire a poussé les français à revoir leurs envies. Ils cherchent désormais à habiter dans une maison avec un espace extérieur. La rareté des biens vacants offre alors un réel potentiel de transformation dans les quelques métropoles. La transformation de bureaux en logements est donc une réponse aux attentes des français. Cependant, cette transformation n’est peut être pas la meilleure sur l’aspect écologique car il faudrait faire de nombreux travaux de rénovation.

Une plus-value incertaine

L’issue d’un pari sur la plus-value d’une transformation de bureaux en logements reste incertaine. Surtout dans les quartiers d’affaires et les périphéries urbaines qui se situent dans des endroits impersonnels et froids. Ils sont également obsolètes en termes de performances environnementales et d’aménagement.

Les nouvelles mesures promises par la ministre chargée du logement

Nous allons, par exemple, parler de la surélévation qui reste une idée crédible mais avec des risques.
La surélévation est presque impossible à réaliser dans le cadre d’un simple immeuble d’habitation. Cette technique est compliquée car les procédures ne sont pas simples. La surélévation ne va pas être simplifiée dans le cadre d’une transformation de bureaux en logements…
Les opérations ne seront pas fluides dans ce cadre de changement d’affection, même si les intentions sont louables. Obtenir un permis de construire est un chemin semé d’embûches.


Ce nouvel élan de transformer les bureaux en logements, peut éloigner les pouvoirs publics du fond du problème : la pénurie de logements neufs qui est liée aux verrous contraignant la construction résidentielle privée comme sociale.