Confinements et mesures sanitaires gouvernementales : Impact sur les achats de maison des Français

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22/02/2021
Marché de l'immobilier

 

Le manque de mètres carrés dont ont souffert certains confinés, à l’étroit dans leurs appartements citadins, marquerait-il le retour en grâce de la maison de campagne ?

Il y a une véritable prise de conscience de la qualité de vie à la campagne. Les gens qui y ont été confinés se sentent privilégiés.

Le coronavirus a donc dopé le désir de maison et a fait progresser les demandes, rêve numéro un des Français. Les confinements ont fait naître chez les urbains des envies de verdure et d’espace. Les autres mesures gouvernementales telles que le couvre-feu et la fermeture des bars/restaurants jouent également beaucoup en faveur de cet avènement naissant. A quoi bon vivre en pleine ville si on ne peut profiter de ses avantages ?

S’ajoute à cela le fait que la ville ne peut héberger tout le monde. La mise en pratique du télétravail, les jardins où l’on peut se détendre avec ses enfants, de l’espace habitable à moindre coût… Tous ces critères sont autant d’arguments qui plaident en faveur de l’habitat individuel, d’une migration en province, plus ou moins loin des métropoles. L’épidémie de coronavirus fait pâlir l’attrait de certaines villes coûteuses, saturées, polluées. 

Il est encore trop tôt pour voir un changement structurel du marché immobilier avec un exode urbain massif des Français vers les campagnes après les confinements… mais beaucoup de citadins Français semblent rêver de vie « au vert »…et la pratique du télétravail est une révélation pour certains.

Quelques chiffres pour y voir plus clair… 

Une maison à tout prix pour les Français

Sur le portail Seloger, « 60 à 65 % des recherches portent sur des maisons en vente avec jardin contre 35 à 40 % sur des appartements, là où le rapport était de 50-50 avant le confinement » explique Michel Lechenault, responsable éditorial du Groupe SeLoger.

Cela va sans dire que les maisons sont très apprécié auprès des Français. Lors du confinement, les requêtes comportant le mot clé « maison » avaient fortement progressé. Au lendemain des confinements, l’appétence des acquéreurs pour ce type de biens n’a visiblement pas baissé. D’après l’enquête menée par SeLoger, 47 % des futurs acheteurs ont ainsi jeté leur dévolu sur une maison alors que seulement 27 % d’entre eux concentrent leurs recherches sur un appartement. 

C’est en Bretagne que le taux de consultation des annonces de maisons connaît la plus forte hausse, avec un gain de 17 % depuis le début du confinement. 

Les Français voient plus grand et veulent gagner en superficie

Il semblerait que pour 1 Français sur 5, ce soit le cas car c’est à la hausse que 20 % des porteurs d’un projet d’achat d’un bien immobilier ont revu la superficie de leur futur logement ! 

A noter quand même : Que ce soit parce qu’ils désirent se rapprocher des métropoles ou parce que leur pouvoir d’achat a diminué, 13 % des acquéreurs interrogés envisagent, quant à eux, de revoir à la baisse la surface de leur logement.

Qui dit maison dit potentiellement espaces extérieurs 

Au lendemain du confinement, terrasses, balcons, jardins et autres espaces extérieurs font grimper les prix des logements qui en sont dotés. 

Yann Jehanno, président de Laforêt immobilier : “Avec la généralisation du télétravail, Il n’est pas impossible que la présence d’un balcon, d’un jardin ou d’une terrasse s’impose dans les nouveaux critères de recherche, aux dépens de la proximité du lieu de travail” affirme-t-il.

De même, un acquéreur confie avoir inversé ses priorités : “Pourrais-je vivre plusieurs mois dans ce logement lors d’un prochain confinement ?” est désormais la question qui taraude, la proximité avec les commerces et les transports passent à présent au second plan.

On peut les comprendre, quoi de mieux que de travailler dans son jardin en plein soleil et au calme ?