5 chiffres clés pour mieux comprendre l’impact du covid sur les projets d’achats immobiliers des Français

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01/02/2021
Immobilier d'habitation

Les crises bouleversent les comportements et font évoluer les mentalités. Le confinement a été très dur à supporter pour ceux qui l’ont passé en appartement, sur des petites surfaces. 

L’arrivée du télétravail a été l’un des plus gros bouleversements qu’a engendré le covid-19. 

La qualité de vie a grandement dépendu des conditions dans lesquelles les travailleurs se sont retrouvés au moment de leur confinement. Le lieu de résidence et ses dimensions, ainsi que l’environnement, les équipements et la connexion ont joué considérablement. 

Quelles ont été les conséquences de la crise sanitaire sur les Français ? Et en quoi un virus d’une contagiosité peu commune a-t-il rebattu les cartes de l’immobilier en France ?

Voici donc 5 chiffres clés pour comprendre l’impact du covid sur les projets d’achat immobiliers des Français : 

1. L’accès à Internet, une priorité pour 53% des acquéreurs !

53% des futurs acheteurs font de l’accès internet une priorité. Pendant le confinement, l’accès à Internet était (presque) une question de survie. Que ce soit pour le télétravail, regarder des séries ou aller sur les réseaux sociaux, c’était une nécessité. Il semblerait que cette expérience ait marqué les Français puisque l’accès internet est devenu une priorité. Selon une enquête qu’a réalisée SeLoger du 14 au 18 mai 2020, plus de la moitié des acquéreurs font de l’accès à Internet, de la qualité de la connexion et du raccordement à la fibre optique, un critère essentiel de leur recherche immobilière.

2. Un Français sur 4 envisage d’acheter dans une petite ville

En effet, il ressort de l’étude conduite par SeLoger que 25 % des Français envisagent de devenir propriétaires dans une petite ville, c’est-à-dire de moins de 20 000 habitants. Si 13 % des acquéreurs interrogés avouent même cibler la campagne et que de plus en plus de Français ont des envies de verdure, force est toutefois de constater qu’un exode urbain massif n’est pas d’actualité ni ne devrait l’être. La majorité des nouveaux emplois étant désormais créés en ville, mieux vaut, bien souvent, ne pas trop s’en éloigner… 

3. 47% recherchent une maison

C’est peu dire que les maisons ont la cote auprès des Français. Lors du confinement, les requêtes comportant le mot clé « maison » avaient fortement progressé. Au lendemain des déconfinements, l’appétence des acquéreurs pour ce type de biens n’a visiblement pas baissé. D’après l’enquête menée par SeLoger, 47 % des futurs acheteurs ont ainsi jeté leur dévolu sur une maison alors que seulement 27 % d’entre eux concentrent leurs recherches sur un appartement. Mais qu’ils achètent une maison ou un appartement, 24 % des Français veilleront à ce que leur logement dispose d’une pièce isolée dans laquelle ils pourront télétravailler sans risquer d’être dérangés. A noter également que 14% font de la présence d’un espace extérieur un critère essentiel. Au lendemain du confinement, terrasses, balcons, jardins et autres espaces extérieurs font grimper les prix des logements qui en sont dotés.

4. 38% ont élargi le périmètre de leur recherche immobilier

Suite au confinement, l’ordre des priorités des critères des acquéreurs a évolué. En effet, beaucoup placent désormais la présence d’un espace extérieur et/ou d’une pièce dédiée au télétravail en haut de leur liste de souhaits. Pour trouver des biens qui répondent à leurs nouvelles exigences sans pour autant exploser leur budget, les candidats à l’achat d’un logement ont alors, fort logiquement, étendu le périmètre de leur recherche. Ce sont ainsi 38 % des Français qui étendent ou déportent leur zone de recherche, en s’éloignant des grandes villes, notamment. 

5. 75% ont confiance dans l’aboutissement de leur projet

La reprise est là et la confiance des acquéreurs dans la concrétisation de leur projet, que celui-ci ait été initié avant ou après la crise, l’est aussi ! Jugez plutôt, ce ne sont pas moins de 3 futurs acheteurs sur 4 qui se déclarent confiants quant à l’aboutissement de leur transaction immobilière dans les 6 prochains mois. Ce chiffre fait d’ailleurs écho à la très faible proportion (2 %) de porteurs de projets immobiliers qui, interrogés en avril dernier, avaient dû jeter l’éponge, gagnés par le découragement et l’incertitude.